24 février 2015

Quelques jours au Japon: Nara

Fin Novembre 2014, j'ai eu la très grande chance de partir, dans le cadre de mon travail (qui n'a rien à voir avec la cuisine) pour quelques jours au Japon.
J'avais beaucoup entendu parler du Japon à la maison. Mon mari y est allé à plusieurs reprises, mon fils, ma fille aussi....Et à chaque fois, c'était le même enthousiasme!
Et un jour, l'occasion s'est présentée....
Comment vous dire?...Le choc a été total, le coup de foudre immédiat ! Moi la méditerranéenne, j'ai été subjuguée par la culture, le raffinement, le respect de cet incroyable pays!
Je n'ai vu qu'une infinie petite partie de ce que le Japon recèle comme beauté mais cela m'a donné l'envie irrépressible d'y retourner, en touriste cette fois.
Je vous propose un petit voyage en images, très incomplet car nous avions peu de temps sur place mais qui, je l'espère, vous emportera, là-bas, l'espace d'un instant, au Pays du Soleil Levant.
Nous commencerons par Nara dans ce billet, puis Kyoto dans un autre pour finir par Tokyo. et enfin, par une très belle adresse gourmande à Paris, le restaurant Atsu-Atsu. Bon voyage!  道中ご無事に!
Nara la plus ancienne capitale du Japon, dans la région du Kansai, est célèbre pour son Parc aux Daims (ou plus précisément des cerfs Shika). C'est une petite ville de province, très agréable. Plus de 1000 daims se promènent partout dans la ville. C'est juste incroyable. Ils viennent quémander des biscuits, venus quelques yens dans les échoppes du parc et lorsque vous n'en avez plus, ils sont capables de venir fouiller dans votre poche...La religion Shintô leur attribue le rôle de messager des dieux. C'est pourquoi ils sont si respectés.

 

Porte d'entrée du Temple Todai Ji

Devant le temple, beaucoup de jolies jeunes filles en kimono traditionnel. Mais ne vous y trompez-pas...La plupart du temps, ce sont de jeunes touristes chinoises qui craquent pour la tenue.
Le Temple Todai Ji, plus important temple bouddhiste de province, construit en 752. On remarque les queues de carpe sur le toit pour protéger le temple des incendies (le grand fléau  par le passé,les bâtiments étant en bois)

Bouddha Vairocana  - en bronze, 15 m de haut
de chaque côté de Bouddha, un Bodhisattva recouvert d'or (être qui a reçu l'illumination)
Basotsu Kokuzo
Un des gardiens célestes, le Koumokuten  à la mine sévère, il est en bois et mesure 8m de haut.


 Derrière Bouddha, dans le temple, il y a un drôle de pilier percé. Il est dit que ceux qui réussisse à passer par cet orifice seront bénis par l'illumination dans leur prochaine vie...ils sont nombreux à tenter de passer mais il faut être bien fluet.

On peut acheter dans les temples et les sanctuaires toutes sortes d'amulettes porte-bonheur mais aussi un carnet, le shuinchô, sur lequel vous ferez apposer lors de chaque visite de temple le sceau rouge du temple visité et une phrase calligraphiée. Il vous en coûtera 300 yens (un peu plus de 2 €) à chaque fois mais c'est vraiment un beau souvenir. Mon mari en avait acheté un lors de son premier séjour et nous l'avons complété lors de ce voyage-ci.
 
Toujours nos petits compagnons de balade

L'entrée du parc du sanctuaire shintô, Kasuga Taisha. C'est un endroit magique, reposant, où l'on se retrouve en harmonie totale avec les lieux, la nature...Je crois que le mot "zen" prend ici tout son sens (ou du moins celui que je lui donne). C'est une étrange sentiment, l'impression d'être hors du temps, dans un monde de paix et de sérénité.  Le fait d'être hors saison touristique a dû renforcer cette impression sans doute également.

Un magnifique arbre Ginkgo biloba
La guide nous explique le rituel de purification
Plus de 3000 lanternes, de pierre ou de bronze, sont disséminées dans l'ensemble du sanctuaire...C'est incroyable. Elles sont toutes allumées deux fois par an mi-Février et mi-Août. Ce doit être fabuleux à voir....
Il n'est pas possible de photographier certains endroits de cultes, ni les ravissantes jeunes filles (des Miko) en tenue qui s'occupent des lieux. Mais ce que je peux vous dire c'est que tout contribue à  ce que l'on ressente un sentiment de quiétude et de sérénité absolu.

Le Shintoïsme, l'autre religion du Japon, basée sur le respect de la nature. Une grande majorité de japonais s'identifient aux deux.
Derrière une porte en bois, des dizaines de lanternes allumées, une vision féérique
Du saké en offrande aux dieux...
Dans le sanctuaire, hormis les bâtiments principaux, beaucoup de petits lieux de culte aux différentes divinités.


 Ici des voeux déposés par ceux qui cherchent l'amour ou l'ont trouvé et veulent le garder....

Un peu plus loin dans la ville, la pagode à 5 toits de Kōfuku-ji , symbole de la puissante famille Fujiwara (794-1185). C'est la 2ème plus haute pagode du Japon avec ses 50 mètres.

 
Kofukuji
L'eau omniprésente, pour se purifier
Après avoir fait le plein de nourriture céleste, nous nous dirigeons vers le centre de Nara pour dénicher une nourriture plus terrestre...

Cette vitrine est très appétissante mais tout est faux...C'est la carte du restaurant..Bien pratique quand on ne déchiffre pas le japonais!

Nous nous arrêtons à une échoppe, un peu avant le passage couvert, -Higashimuki Street pour du shopping - et craquons pour des gâteaux de riz, des Mochi au thé vert ultra-frais et délicieux.
Dans le passage couvert, en empruntant une ruelle sur la droite, nous débouchons sur une ancienne maison de thé et okiya: demeure des geishas et des maïko.. C'est à présent un restaurant, le Magyoku.

Et pour terminer ce rapide voyage en images à Nara, voici le premier repas pris sur le sol japonais. Un choc gustatif, une découverte de toutes mes papilles de saveurs et de textures inconnues, un grand et beau moment! Et comme toujours au Japon, on n'oublie pas le raffinement et le plaisir des yeux.... Je n'arrive plus à me souvenir du nom du restaurant hélas...si je le retrouve, je l'ajouterai...

Le soir se couche sur Nara, prochaine étape ....Kyoto! à suivre.....

16 février 2015

Estouffade de Boeuf au Rosé de Provence #CocotteMinute

 Une recette réconfortante et pourtant, déjà un soupçon de soleil dans ses ingrédients qui fait qu'elle est la transition idéale entre les plats d'hiver (dont on commence parfois à se lasser) et les plats de printemps.
Une recette de Madame Françoise Bernard, pour le livret de la Cocotte Minute SEB que grand nombre d'entre nous avons encore en service - ce qui est mon cas- ou au fond du placard. Spéciale dédicace à mon amie Nathalie qui en est une grande adepte! J'aime bien l'utilisation de vin rosé plutôt que de vin rouge, cela donne au plat plus de fraîcheur je trouve.
Si vous n'avez pas de cocotte minute, une cocotte en fonte fera l'affaire (multipliez au minimum par 2 le temps de cuisson).. Vous pouvez aussi préparer ce plat dans le Cookéo ou tout autre cuiseur de ce type. Par contre, il va falloir adapter le temps de cuisson au cas par cas.

Je l'ai déjà dit sur ce blog, j'aime bien la cocotte minute. Elle a le don de transformer un morceau un peu dur en une viande fondante..Et en un temps record.

Ingrédients:  30 mn de préparation - 40 mn de cuisson
on commence à préparer la veille:
1kg à 1,5 kg de boeuf à braiser en gros cubes - 2 à 3 CS d'huile d'olive - 100 g de lard frais - 1 CS de farine - 1 CC de concentré de tomates (ou plus, j' ai mis 2 bonnes CC), sel

Marinade: 2 gros oignons (rouges pour moi) coupés en tranches - 2 ou 3 gousses d'ail - 3 clous de girofle - 1 petit piment fort - 2 CS d'huile d'olive - 2 CS de cognac, calvados ou rhum (rhum pour moi) - 1/2 litre de vin Rosé de Provence (ou autre).

La veille: Mettez les cubes de viande dans un grand récipient. Ajoutez tous les ingrédients de la marinade. Couvrez et mettez au réfrigérateur pour la nuit.
Le lendemain: égouttez soigneusement la viande. Séparez les aromates des dés de viande. Epongez soigneusement la viande avec du papier absorbant. Puis faites-la rissoler dans la cocotte avec un peu d'huile d'olive, à feu vif. Ôtez la viande, essuyez la cocotte, remettez une peu d'huile et ajoutez à présent les oignons et aromates de la marinade, bien égouttés. Laissez dorer.
Ajoutez la viande, le lard coupé en gros dés, le sel et la farine. Mouillez le tout en ajoutant la marinade et un verre d'eau très chaude. Mélangez et portez à ébullition pour ôter l'acidité du vin.
Puis ajoutez le concentré de tomates. Fermez la cocotte, faites monter en pression sur feu vif. Lorsque la soupape chuchote, réduisez le feu et laissez cuire environ 35 à 40 mn à feu doux.
 Vérifiez l'assaisonnement et servez avec des pâtes, du riz ou des pommes de terre. La sauce peut vous sembler un peu liquide, nous la préférons comme cela, mais libre à vous de la lier davantage avec un peu de maïzena.


  Marinade à préparer la veille




13 février 2015

Spaghetti alla Chitarra aux Tomates semi-confites


 ♪ ♫ Piva piva l'oli d'uliva,
        piva piva l'oli d'ulà.*
       'L è 'l Bambin che porta i belé
        l'è la mama che spènd i dané
... ♫ ♪

Cette chanson enfantine en dialecte bergamasque (région de Bergamo), je l'ai toujours dans l'oreille..J'entends encore ma grand-mère qui me la chantait... la fredonner m'apporte toujours un sentiment d'apaisement. Il y a des choses qui marquent à jamais...Des sons, des odeurs, des paroles qui surgissent du passé et vous laissent troublée, émue.C'est étrange d'ailleurs quand on y pense, ces sortes de flash-back qui parfois nous transportent ailleurs, avant. C'est peut-être cela la machine à remonter le temps, une machine sensorielle qui est en chacun de nous.
Tout cela pour vous dire que l'huile d'olive et moi c'est comme le beurre (salé) pour le breton...c'est génétique! Je ne cuisine pratiquement qu'à cela. C'est plus fort que moi, je ne m'en lasse jamais... Car il en est de l'huile d'olive comme des vins, chacune à son terroir, sa propre identité, le résultat le plus souvent d'assemblages réalisés par les huiliers, selon les mêmes principes que pour le vin.
On trouve toujours une huile d'olive à son goût. Certaines sont plus douces, d'autres avec une pointe d'amertume révélant un taux très élevé d'anti-oxydants. Personnellement, j'aime varier leurs provenances, elles sont si différentes d'un pays à l'autre, c'est toujours une découverte gustative intéressante.

Ingrédients:  200 à 250 g de spaghetti alla chitarra (spaghetti à section carrée, j'ai pris la marque Garofalo) -  4 CS d'huile d'olive extra-vierge MONINI Granfruttato - 1 tranche de pain de mie - 1 petit oignon rouge (ou blanc, doux) - 2 gousses d'ail - 2 anchois à l'huile ou au sel - 10 tomates semi-confites surgelées* (ou à l'huile mais j'aime moins, ou en saison 5 ou 6 tomates ovales) - thym ou origan - sel et poivre.

Faites cuire les pâtes dans un GRAND volume d'eau, selon les indications du paquet, Je préfère la saler au moment de l'ébullition, avec du gros sel. Cela ne change pas grand chose, mais j'ai l'habitude de faire ainsi. Pour savoir si elles sont al dente, je goûte...ça me vaut quelques brûlures parfois mais je ne connais pas de meilleur moyen.
Dans le même temps, dans une sauteuse, faites chauffer l'huile d'olive, ajoutez l'oignon émincé et l'ail émincé également et les anchois. Faites fondre tous les ingrédients, à feu doux et à couvert, en remuant régulièrement. Les anchois vont fondre dans la sauce, vous ne les verrez plus et ils seront quasiment indécelables (mais le petit plus sera là!). Ne pas laisser colorer!
Ajoutez les tomates et laissez-les compoter un peu, à feu doux, en remuant de temps en temps. Ajoutez éventuellement, si besoin, quelques cuillères d'eau de cuisson des pâtes. Vérifiez l'assaisonnement. Réduisez la tranche de pain de mie et un peu de thym ou d'origan en chapelure grossière et ajoutez-la aux tomates. Remuez le tout délicatement, la chapelure doit s'imprégner du jus des tomates et de l'huile d'olive.
Egouttez rapidement les pâtes et versez-les dans la sauteuse.  Mélangez le tout, avec délicatesse, afin d'enrober les spaghetti de la préparation. Servez aussitôt. Avec beaucoup de parmesan si vous aimez!

* j'utilise des tomates semi-confites surgelées, provenant d'Italie que je trouve chez Leaderprice


Comme je vous le disais plus haut, l'huile d'olive, j'en fais une consommation incroyable. C'est pourquoi je ne dis jamais non lorsque l'on me propose d'en tester une nouvelle. Qui plus est si elle est italienne! (pas objective moi? pensez donc...)
 C'est donc avec grand plaisir que j'ai découvert l'huile d'olive extra vierge Monini, une huile d'olive 100% italienne. C'est un domaine familial, la famille Monini étant huiliers depuis 1920, sur leurs terres de Spoleto, en Ombrie. Très jolie région soi-dit en passant, dont je vous avais parlé ici.

J'ai choisi pour la recette, la Gran Fruttato, car l'huile d'olive est un élément essentiel de ce plat très simple. Il faut donc qu'elle soit assez puissante et typée. Cependant, il est préférable d'utiliser cette très belle huile à cru, en salade ou en filet sur un plat chaud, pour en savourer tous les arômes.
Pour cuisiner, je vous conseille plutôt la Classico, harmonieuse et équilibrée.

Où trouve-t-on ces huiles Monini? Dans les supermarchés! au rayon des huiles, vous trouverez très facilement leurs bouteilles en verre foncé, pour protéger l'huile de la lumière). A noter que Monini fait un gros effort environnemental avec une bouteille avec un minimum de 70% de verre recyclé, du papier 100% et un embouteillage fonctionnant à l'énergie renouvelable.. Pas mal pour une huile abordable, non?
Saviez-vous qu'au banc d'essai de 60 Millions de Consommateurs de Juin 2012, l'huile d'olive extra vierge Monini Classico a été élue 1ère sur 20? Comme quoi la qualité n'est pas forcément une question de prix.

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